Besuch / Visite

Im November habe ich alle Patenfamilien besucht //
En novembre, j'ai rendu visite à toutes les familles qu’on soutient

Von/De Sabine Leibl // 13.12.2017

Im Mai hatte ich die Idee, den besten Kindern aus der Straßenkinderschule die Möglichkeit zu geben, die private Aline Sitoe Diatta Schule zu besuchen. Elf Kinder haben die Aufnahmeprüfungen bestanden, die Schulgebühren übernehmen private Paten. Seit Oktober sind sie Schüler der Aline-Sitoe-Diatta-Schule. Im November habe ich alle Patenfamilien besucht. Dabei habe ich die unterschiedlichsten Erfahrungen gemacht. 


Omar // Eine sehr schüchterne Familie. Der Vater empfängt uns oben ohne, die Mama ist sehr schüchtern und zurückhaltend. Die Eltern leben in einem kleinen, dunklen Zimmer. Sie sind sehr glücklich, dass ihr Sohn die neue Schule besuchen darf. 


Fatou und Dial // Der Vater hat uns sehr herzlich empfangen, er war auch sehr zurückhaltend. Er arbeitet nicht und kann sich den Schulbesuch seiner Kinder nicht leisten. Die Mutter verkauft Kleinigkeiten auf dem Markt, um die Familie zu ernähren. Er betet für uns, weil wir seinen Kindern den Schulbesuch ermöglichen.


Manche Eltern verdienen sich ihren mageren Unterhalt auf der großen Müllhalde Dakars. Sie wühlen im Unrat nach Brauchbarem, das sich verkaufen lässt. Die Halde Mbeubeuss ist mehrere Quadratkilometer groß, überall ist Rauch, die Luft ist zum Schneiden. Dort lagert europäischer Luxusmüll.


Bouyas Großvater kenne ich schon seit Mai. Wir haben uns beide sehr über das Wiedersehen gefreut. Im Mai habe ich ihm Grundnahrungsmittel für einen Monat besorgt, Bouya ist schließlich mein Patenkind.  Er und seine Frau kümmern sich um die Kinder seiner auf tragische Weise früh verstorbenen Tochter. Bouyas Großvater ist Lebou, er arbeitet als Fischer. Die Fischbestände sind allerdings drastisch zurückgegangen, seit chinesische Großfangflotten vor den Küsten Senegals fischen. Die Großmutter kocht in einer Schule.


Nogaye // Sie war heute nicht in der Schule, weil sie tags zuvor von der traditionellen Wallfahrt „Magal“ nach Touba zurückgekehrt ist. Sie war sehr schüchtern. Die Mutter hat dagegen geredet wie ein Buch. Sie hat mehrmals betont, dass sie für uns alle betet, die wir ihrer Tochter helfen, die Schule zu besuchen. Sie war sehr gerührt.

En novembre, j'ai rendu visite à toutes les familles qu’on soutient. J'ai eu des expériences très différentes. 


Omar // Une famille très timide. Le père nous accueille très chalureux, la mère est très timide et réservée. Les parents vivent dans une petite pièce sombre. Ils sont très heureux que leur fils puisse fréquenter la nouvelle école. 


Fatou et Dial // Le père nous a accueilli très chaleureusement, un peu timide. Il ne travaille pas et n' a pas les moyens de scolariser ses enfants. La mère vend de petites choses au marché pour nourrir la famille. Il prie pour nous, grâce à nous ses enfants puissent aller à l'école.


Certains parents gagnent leur maigre salaire dans les dechets de Dakar. Ils trifouillent l’ordure pour trouver quelque chose d'utile qui peut être vendu. Les dechets de Mbeubeuss comprennent plusieurs kilomètres carrés, partout il y a de la fumée, l'air est étouffant. Les déchets de luxe européens y sont stockés.


Je connais le grand-père de Bouya depuis mai. Nous étions très heureux de nous revoir. En mai, je lui ai fourni de la nourriture de base pour un mois, Bouya est mon filleul. Les grands parents s'occupent des enfants de sa fille tragiquement décédée. Le grand-père de Bouya est Lebou, il travaille comme pêcheur. Toutefois, le nombre de poisons a considérablement diminué depuis que les grandes flottes de pêche chinoises ont commencé à pêcher dans le territoire national sénégalais. La grand-mère cuisine dans une école. 


Nogaye // Elle n'était pas à l'école aujourd'hui parce qu'elle est rentrée tard du pèlerinage traditionnel "Magal" à Touba la veille. Elle était très timide. La mère parlait comme un livre. Elle a répété plusieurs fois qu'elle prie pour nous tous qui aidons sa fille à aller à l'école. Elle était très touchée.

Die Müllhalde

Auf der Suche nach Verwertbarem

Die Schule

Unterricht in der Aline Sitoe Diatta Schule

Die Lehrer

Grégoire und Alain

Cheikhou

 

Alimatou // Wir werden im Innenhof empfangen. Dort laufen haufenweise Tiere herum. Ziegen, kleine Katzen, ein einziges Gewimmel. Der Vater und die Großmutter empfangen uns, er hat ebenfalls keine regelmäßige Arbeit. Er ist sehr froh, dass seine Tochter nun die Schule besuchen kann. Er begleitet uns noch bis zur Straße hinaus. Danach Besuch im Gesundheitsposten von Renken „Clinique Nelson Mandela“. Die Armen werden dort kostenlos behandelt, ein Arzt ist jeden Tag da, auch am Wochenende. Es gibt auch eine „sage femme“, eineE Hebamme. Ein Röntgengerät steht ebenfalls zur Verfügung.


Mame Cheikh// Es empfängt uns die Tante des Buben, die Mutter kann sich nicht um das Kind kümmern. Sie dankt uns ununterbrochen, dass ihr Neffe nun die Schule besuchen kann.  Sie ist eine sehr ernste, junge Frau. Fatou Mery und Binta Sarr. Wir treten ein, die Großmutter empfängt uns mit einem Schwall Wolof, der Landessprache Senegals, ich habe das Gefühl, wir kennen uns seit Ewigkeiten. Im Haus sind schon die beiden Mädchen, die Schule ist inzwischen aus. Der sehr junge Vater spricht sogar Französisch. Er erzählt uns, dass er Perkussionist ist. Die Großmutter überschüttet uns immer wieder mit herzlichen Worten.  Sie tituliert uns mit „chérie“, was mich sehr amüsiert. Am Schluss begleitet sie uns noch bis auf die Straße. Einer von uns fragt, ob er auf die Toilette gehen kann. Binta erklärt ihm schüchtern, dass sie keine Toilette haben. Glücklicherweise habe ich es nicht gewagt, in einem der Häuser nach der Toilette zu fragen. Ich habe die wirklich appetitliche Toilette in der Krankenstation gewählt.


Cheikhou// Dieses Haus sieht nicht ganz so ärmlich aus wie viele andere. Ich vermute, dass die Mutter dort ein Zimmer gemietet hat und sich Küche und Toilette mit allen anderen Mitbewohnern teilt. Sie hat keine regelmäßige Arbeit, ihr Mann hat sie verlassen. Sie möchte uns gerne ihre Eheprobleme erzählen, aber Jules erklärt ihr, dass wir nicht gekommen sind, um sie in Eheangelegenheiten zu beraten. Sie sagt mehrmals, dass sie für uns betet, weil wir ihr helfen, dass ihr Sohn die Schule besuchen kann. Sie stellt mir danach noch ihre Freundin vor, die in der Nähe ihres Hauses einen kleinen Laden betreibt. Sie redet auf mich ein wie ein Buch, leider auf Wolof.


Nach meinem Besuch bei den Familien frage ich mich, wie die Kinder in der Atmosphäre zu Hause lernen sollen. Die Eltern sind Analphabeten und kämpfen ums Überleben. Ich nehme mir vor, darüber nachzudenken und zu versuchen, das Geld für eine Hausaufgabenbetreuung einmal pro Woche zu organisieren. 



Alimatou // On nous acueille dans la cour. Il y a beaucoup d'animaux qui courent partout. Des chèvres, des petits chats, une foule grouillante. Le père et la grand-mère nous reçoivent, il n' a pas non plus de travail régulier. Il est très heureux que sa fille puisse aller à l'école. Il nous accompagne jusqu’à la rue, il est très touché. Après visite au dispensaire de Renken "Clinique Nelson Mandela". Les pauvres sont soignés gratuitement, un médecin est là tous les jours, même le week-end. Il y a aussi une sage femme. Une machine à rayons X est également disponible.


Mame Cheikh// La tante du garçon nous accueille, la mère ne peut pas s'occuper de l'enfant. Elle nous remercie sans cesse que son neveu puisse aller à l'école.  C'est une jeune femme très sérieuse. Fatou Mery et Binta Sarr. Nous entrons, la grand-mère nous accueille avec un débordement de paroles en wolof, la langue nationale du Sénégal, j'ai le sentiment que nous nous connaissons depuis longtemps. Les deux filles sont déjà dans la maison, l'école est finie. Le très jeune père parle même le français. Il nous dit qu'il est percussionniste. La grand-mère nous dit des mots très chalureux sans cesse.  Elle nous appelle "chérie", ce qui m'amuse beaucoup. A la fin, elle nous accompagne dans la rue. Un de notre group demande s'il peut aller aux toilettes. Binta lui dit timidement qu'ils n'ont pas de toilettes. Heureusement, je n'ai pas osé demander dans une des maisons s’il y a des toilettes dans une des maisons. J'ai choisi les toilettes très appétissantes de l'infirmerie.


Cheikhou// Cette maison n' a pas l'air aussi pauvre que les autres. Je soupçonne que la mère y a loué une chambre et partage la cuisine et les toilettes avec tous les autres colocataires. Elle n' a pas de travail régulier, son mari l' a quittée. Elle aimerait nous parler de ses problèmes conjugaux, mais Jules lui dit que nous ne sommes pas venus ici pour la conseiller en matière de mariage. Elle me dit qu'elle prie pour nous parce que nous l'aidons pour que son fils puisse aller à l'école. Elle me présente son amie qui tient un petit magasin près de chez elle. Elle parle sans cesse , malheureusement en Wolof.


Après ma visite aux familles, je me demande comment les enfants étudient dans l'atmosphère familiale. Les parents sont analphabètes et luttent pour survivre. J'ai l'intention d'en réfléchir et d'essayer d'organiser l'argent pour un soutien aux devoirs une fois par semaine.

Alimatou
 

Bei Alimatou daheim

Stilleben
 

Die Ziege mag Bouyas Opa

Mame Cheikh
 

Binta und Fatou Mery

Mame Cheikh
 

Bei Mames Tante

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